samedi 25 août 2007

QUI A ASSASSINÉ THOMAS FORSYTH
Voici le troisième Chapitre
Chapitre III

New York City
Dimanche 20 Octobre 1978
Le Chock

Le lendemain, vers midi, William arrive à la réception avec sa valise et sa mallette.
Il demande la facture à la jolie réceptionniste du jour.
- Oui Monsieur William, j’ai votre facture et je regrette beaucoup de vous avoir dérangé ce matin. Roy a oublié de me laisser la consigne pour que personne ne vous dérange.
- Ce n’est rien, je regrette la façon dont j’ai répondu. J’étais malade, avec un mal de tête terrible. Je suis aussi désolé d’avoir raccroché de cette façon.
- Pas de problème. Voilà votre facture, monsieur.
William donne sa carte de crédit et demande :
- Est-ce que la personne qui m’a appelé a laissé son nom ?
- Non….il a été très bref et a dit qu’il vous rappellera à New York. Voilà votre reçu et bon voyage, monsieur.
William sort de l’hôtel, prend sa voiture et se dirige vers l’autoroute 95 Nord qui le conduira en trois heures et demi à New York City.
Pendant son trajet, il se sent bien dans sa peau, malgré la fatigue due à la soirée. Il traverse une partie des forêts et de la campagne de l’Etat de Pennsylvanie et les zones industrielles de l’Etat du New Jersey, près de New York. Il s’approche du tunnel sous l’Hudson River. A la sortie, il sera dans les rues de New York City, - The Big Apple.
Comme toile de fond au loin, les grands bâtiments du sud de l´île de Manhattan et les imposantes tours jumelles du World Trade Center.
Pendant son voyage, il a eu le temps de penser à sa femme, Pamela Forsyth, qui l’attend dans leur appartement.
Il y a déjà cinq ans qu’ils sont mariés et ne veulent pas avoir d’enfants. William et Pamela se sont rencontrés dans le bureau de la compagnie où elle était secrétaire. Aujourd’hui, elle est une des responsables du département des ressources humaines.
Elle est blonde et a une forte ressemblance avec le profil délicat et très féminin de la comédienne Catherine Deneuve. Au bureau, ses collègues l’appellent de temps en temps Cat, un abrégé de ce prénom, mais aussi le mot chat, en anglais.
William est connu par la direction pour son esprit de leader et les projets innovants qu’il transmet aux différentes équipes du département des ventes. Il y a huit ans qu’il a commencé à travailler dans cette société comme commercial. Il a gravi tous les échelons. Il pense même qu’un jour, il sera nommé vice-président du département du commerce extérieur.
Le couple Forsyth représente bien la réussite de la classe moyenne qui a bénéficié du boom de l’économie américaine des années 70.
Finalement, en arrivant au bâtiment où il réside, William parque sa voiture dans les sous-sols, à coté de la voiture de Pamela. Il prend l’ascenseur pour rejoindre leur appartement situé au dix-huitième étage. Ils ont une immense terrasse qui leur offre une vue magnifique sur Central Park, le poumon vert de New York.
Il ouvre la porte et voit Pamela en pleurs qui coure vers lui. Elle porte un long peignoir noir, n’est pas coiffée, sans maquillage, un mouchoir dans la main.
- William…. William… mon chéri ! dit Pamela.
- Que ce se passe-t-il ?
Voyant l’état hystérique de sa femme, il l’embrasse et Pamela lui apprend que son père est décédé.
- Oh mon Dieu ! Il est mort. Hier soir, il a été assassiné par un voleur !
- Que dis-tu ? Thomas est mort ?
- Oui… oui…. Robert m’a appelé. Il est rentré à la maison vers deux heures du matin et a trouvé le corps de papa dans la bibliothèque.
- Pourquoi ne m’as-tu pas appelé ?
- J’étais perdue… je n’ai pas trouvé le numéro de téléphone que tu m’avais donné en début de semaine.
- Tu étais seule pendant la journée ?
- Non. Je suis allée voir notre voisine, madame Miller. Elle a passé une partie de la journée avec moi et quelques voisins et amis sont venus. Oh … William, c’est terrible.
Tous deux marchent vers le séjour et William tient Pamela tout contre lui. Elle pose sa tête sur l’épaule de son mari en sanglotant et dit :
- C’est terrible ! Robert m’a dit que la police a commencé les investigations et moi qui pensais passer les fêtes de Noël avec Papa !
- Robert t’a appris quand aura lieu l’enterrement ?
- Non, mais naturellement et de toutes façons, ils attendront notre présence.
William va chercher le verre de Pamela et, sur le chemin du retour, se prépare un drink pour lui-même, avant d’appeler BOAC, la compagnie aérienne anglaise.
Avec quelques difficultés, il réussit à obtenir deux billets sur le dernier vol de BOAC pour Londres.

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joelconrado.veiga@gmail.com

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